MAdame Kay

Diese Musik in meiner Werbung " Passe ton bac d'abord " : c'est ce qu'ont fait les cinq garçons de Madame Kay, avant de passer le mur du son, sans hésiter une seule seconde. Le rock ? Juste une évidence, et l'assurance de vivre ensemble la plus excitante des aventures.
Des groupes, ils en ont chacun écumé plus d'un, et pas des plus sages : fans de hardcore, de metal ou d'emo, ils sont allés au bout de leurs penchants bruitistes ; mais à force de se croiser, Fred (chant), Jérémie, (guitare), Jonas (batterie), Guillaume (guitare) et son frère Baudouin (basse), ont réalisé que le quintette qu'ils formeraient serait la bonne combinaison, celle qui les mènerait encore plus loin. Madame Kay est née, et avec elle, le désir de se frotter davantage au registre pop-rock et d'offrir à chaque instrument un rôle taillé sur mesure, sans pour autant perdre en puissance de feu : pour eux, " énergie et mélodie " sont les éléments clés de leur musique.

Aujourd'hui, Le Choix de la Rédaction est entre leurs mains. Les garçons ont écrit toutes leurs chansons ensemble : un vrai travail d'équipe, issu du mélange de leurs goûts, qui vont du folk au punk-rock. Résultat : Madame Kay change d'allure au gré de ses humeurs.
Ce qu'elle préfère : piétiner les platebandes de Blink 182 ou de Good Charlotte avec le frondeur "Les Plaisirs Solitaires" et ce nerveux "Ca sert à rien", ou régler ses peines de cœur avec quelques riffs pop-rock décochés comme autant de flèches sur "Pour Une Minute de Plus" ou "Emilie". Mais Madame Kay sait aussi se faire plus tendre et introspective avec "Plus le même" ou "Seul", ballades qui ne sont pas sans évoquer celles de Greenday.
Audacieuse, elle ose un beat disco pour danser sur "Les Garçons Portent du Rose", et s'amuse de ses déboires avec "Qu'est ce que j'ai fait", un titre qui parlera à tous ceux qui ont ouvert les yeux sur un appartement inconnu après une soirée trop arrosée ; il faut savoir que Madame Kay n'aime pas se prendre au sérieux et que pour elle, rock et humour n'ont rien d'incompatible, ce qu'elle prouve avec son détournement très musclé du "Je t'aime" de Lara Fabian. Et si ses textes s'inspirent d'expériences intimes, ils devraient résonner chez toute une génération qui, aux portes de l'âge adulte, dévore chaque première fois, heureuse ou douloureuse, avec la même intensité.

En variant les plaisirs, Le Choix de la Rédaction évite les temps morts sans s'éparpiller pour autant. Son fil rouge : les guitares, toujours au premier plan. Son mot d'ordre : " se faire plaisir, et faire plaisir " au public qui viendra bientôt les découvrir sur scène. Plutôt pas mal, comme départ dans la vie.

<i>03/2006</i>